jeudi 2 octobre 2014

IMMIGRATION CLANDESTINE : LA ROUTE VERS LA MORT

immigrat
Des milliers de migrants africains tentent clandestinement de gagner l’autre côté de la méditerranée chaque année à la recherche d’une vie meilleure. Sur ce chemin tortueux vers l’Europe, beaucoup d’entre eix  laissent leur vie en mer pour plusieurs raisons.
Ainsi, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), plus de 3 000 d’entre eux ont péri dans les eaux de la méditerranée depuis le début de cette année 2014, un nombre qui va s’accroître davantage d’ici à la fin de l’année.
Depuis une vingtaine  d’années, cette mer s’est dressée en véritable obstacle mortel pour les nombreux migrants irréguliers. Le nombre de macchabées de cette mer est évalué à plus de 22000 depuis l’année 2 000 sur un total de 40 000 au plan mondial.
Les chiffres sont effroyables, au regard de l’objectif recherché par les acteurs, un objectif qui n’est pour autant forcement pas lié à la migration exclusivement.
L’Afrique paie le plus lourd tribut dans cette course vers la mort. Des 4077 migrants irréguliers morts dans le monde en 2014, les trois quarts l’ont été pendant la traversée de cette même mer, donc Africains et Arabes.
Entre l’Afrique et l’Europe, c’est  quelques kilomètres
Plusieurs causes concourent à ce ‘’carnage’’ en mer des migrants pour la plupart des jeunes en quête de bien-être, d’un lendemain tout simplement d’un monde meilleur. Entre l’Afrique et l’Europe, ce n’est qu’une question de quelques kilomètres.
Les conditions d’embarquement, l’état des embarcations,  la violence des courants d’eau, ne sont pas toujours en faveur de l’immigration ou l’émigration clandestine, c’est selon.
La politique migratoire de l’Afrique, surtout la politique socio-économique qui ne fait assez pour retenir les jeunes Africains chez eux en leur donnant beaucoup d’espoir et d’espérance, favorise la croissance de ces flux vers les destinations européennes.
De l’autre côté de la mer, une autre politique tout aussi hostile aux jeunes aventuriers. La plupart des politiques européennes en matière d’immigration est très claire. Ces Occidentaux ne veulent pas des Africains tous azimuts mais plutôt des cerveaux capables de participer activement à l’essor technologique, économique de l’Europe.
Au-delà de l’insuffisance d’assistance des migrants en détresse, une autre pression, psychologique né du fait que ceux-ci savent qu’ils ne sont aimés de l’autre côté et qu’ils n’y pas bienvenus, les entraîne inéluctablement dans une agonie certaine.
Certains meurent noyés, ou asphyxiés, d’autres affamés et d’autres encore par le froid glacial auquel leur organisme n’est pas familier.
Au cours des huit premiers mois de 2014, plus de 112 000 migrants en situation irrégulière ont été détectés par les autorités italiennes soit près de trois fois plus que dans l’ensemble de l’année 2013.
Certains migrants fuient la guerre, et les persécutions de tout genre, certains sont simplement en quête permanente du mieux-être, ignorant que c’est la fin du parcours qui commençait.
Boureima LANKOANDE
Burkina24

Arrestation d’"El H", le baron de la drogue qui valait 5 millions de dollars




C'est une deuxième victoire en l'espace d'un an pour le président mexicain dans sa lutte contre le trafic de drogue. Après l'arrestation d'"El Chapo" en février, c'est "El H", le chef suprême du cartel des Beltran Leyva, qui a été capturé, mercredi.

Pour les États-Unis, c’était l’homme qui valait cinq millions de dollars. Hector Beltran Leyva, l’un des principaux barons mexicains de la drogue, a été capturé, mercredi 1er octobre, dans un restaurant de San Miguel de Allende, au centre du pays.
"El H" va pouvoir rejoindre à l’ombre un autre célèbre chef de cartel, celui de Sinaloa, "El Chapo", incarcéré depuis février. Considéré comme l'un des narcotrafiquants les plus importants du Mexique, le chef suprême des Beltran Leyva a finalement été arrêté après 11 mois d’enquête.
L'homme de 49 ans était l’un des hommes les plus recherchés par les gouvernements mexicains et américains. Sa spécialité ? Le trafic de cocaïne depuis l'Amérique centrale et l'Amérique du Sud vers les États-Unis et l'Europe.
Tomas Zeron, directeur des enquêtes criminelles du ministère mexicain de la Justice a annoncé qu'il avait été capturé en compagnie d'un autre homme, lors d'une opération réalisée sans que soit tiré un seul coup de feu.
Cette arrestation constitue un nouveau succès pour le président mexicain Enrique Pena Nieto et pour les autorités mexicaines dans la guerre menée contre les cartels de la drogue, qui ravagent le Mexique. La violence liée au trafic de drogues a fait plus de 80 000 morts depuis fin 2006 dans le pays.
Source:http://www.france24.com/fr/20141002-mexique-drogue-trafic-baron-hector-beltran-leyva-arrestation/

mercredi 1 octobre 2014

Ebola au Liberia : les chiffres de l'OMS sont "faux", affirme Ellen Johnson Sirleaf

Interrogée par France 24, la présidente du Liberia Ellen Johnson Sirleaf conteste les prévisions alarmistes de l'Organisation mondiale de la santé. Elle affirme que le pays est sur le point "d'éradiquer l'épidémie" du virus Ebola.

Système de santé effondré, forces de sécurité mal équipées, économie en panne : le virus Ebolaconduit le Liberia au bord de l'explosion sociale. Malgré cet inquiétant état des lieux, la présidente Ellen Johnson Sirleaf a affiché un certain optimiste lors d'un entretien accordé mercredi 1er octobre à France 24. Interrogée par le spécialiste des questions internationales Marc Perelman, la gagnante du Prix Nobel de la Paix en 2011 a affirmé que "la situation était en voie de stabilisation". 
"Même si la capitale Monrovia est particulièrement touchée par le virus, nous constatons une légère baisse du nombre de personnes qui se rendent dans les centres de traitement", a-t-elle indiqué avant d'ajouter que le pays était "en bonne voie d'éradiquer l'épidémie". 
La confiance de la présidente du Liberia tranche avec les données de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), qui a annoncé ce mercredi que le bilan était désormais de 3 338 décès en Afrique de l'Ouest. Loin d 'être rassurante, l'OMS avance même que des dizaines de milliers de nouveaux cas pourraient être détectés dans les prochains mois.
"Nous nous relèverons"
Mais Ellen Johnson Sirleaf persiste et réfute de tels chiffres. "Même les projections initiales de l'OMS qui annonçait que 20 000 personnes allaient mourir du virus ne vont pas se réaliser", a rétorqué la présidente, qui dit "attendre des données plus récentes". "J'espère que l'OMS reconnaîtra que ses chiffres sont faux et que tous les pays touchés sont en train de reprendre le contrôle de la situation", a-t-elle poursuivi. 
Toutefois, la présidente a reconnu que le virus avait "affecté durement" l'économie du pays. Les écoles sont fermées depuis des mois, le chômage explose, et la faim gagne la capitale. La croissance du pays risque d'être divisée par deux, affirment les spécialistes. Malgré tout, Ellen Johson Sirleaf se veut confiante sur l'avenir : "Nous disposons de ressources naturelles, dit-elle. Une fois que nous aurons combattu Ebola, nous nous relèverons."
Source:http://www.france24.com/fr/20141001-ebola-ellen-johson-sirleaf-liberia-interview-situation-controle-economie-sante-virus-oms-/

Migrations: «ne pas réformer le droit d'asile mais l'appliquer»


mediaA Lampedusa, le cimetière de bateaux des migrants fait face au port.Cécile Debarge
    Deux rapports en deux jours, celui de l’Organisation internationale pour l’immigration (OIM) et celui d’Amnesty International dressent un constat similaire : le nombre de migrants qui périssent en Méditerranée est de plus en plus élevé, plus de 3 000 depuis début janvier, un bilan désastreux et qui pourrait prendre de l’ampleur si les autorités européennes ne prennent pas des mesures d’urgence. Claire Rodier, juriste au GISTI (Groupe d’Information et de soutien des immigrés) est l'invité de RFI.
     
     : 2014 est une année on ne peut plus meurtrière pour les migrants qui tentent de rejoindre l’Europe. Comment expliquer que ce bilan soit si lourd ?
    Claire Rodier : Quand on prend connaissance de la nationalité des victimes, l’explication vient à peu près de façon évidente. On a énormément ce qui arrive en Italie, ce sont essentiellement des Africains de la Corne de l’Afrique - Erythrée, Somalie, Ethiopie -, beaucoup de Syriens aussi. Et en gros, ce sont des pays en guerre. Ce sont des pays en conflit dont les personnes ont absolument besoin de fuir pour trouver protection quelque part.
    Ces personnes qui sont demandeurs d’asile n’ont aucun moyen légal de venir dans les Etats de l’Union européenne qui sont censés les accueillir puisqu’ils sont tous signataires d’une convention internationale sur l’accueil des réfugiés. Donc ils prennent les moyens illégaux que l’on connaît, c'est-à-dire pour beaucoup des barques très fragiles qui traversent la Méditerranée et avec tous les drames que l’on connaît. En fait, c’est un processus qui est parfaitement explicable pour peu qu’on regarde un petit peu ce qui se passe de l’autre côté de nos côtes méditerranéennes.
    Il y a un an, les naufrages au large de l’île italienne de Lampedusa qui ont fait plus de 500 morts avaient déclenché l’émoi et la mise en place de l’Opération Mare Nostrum. L’Italie a déployé une partie de sa marine pour sauver des vies. Certains disent que cette mission encourage aussi les migrants à tenter l’aventure puisqu’ils savent qu’ils peuvent être sauvés. C’est une réalité ?
    Je ne sais pas si c’est une réalité. Moi, je ne parlerais pas de tenter l’aventure. Je dirais simplement que ça offre peut-être à des personnes qui ont absolument besoin de quitter leur pays et qui ne trouvent pas de terre d’accueil, l’idée ou la possibilité de prendre la mer avec un peu moins de risques. Mais il faut savoir quand même que ce sont des expéditions extrêmement périlleuses. Le nombre de morts que vous avez cités tout à l’heure en atteste. Et cette Opération Mare Nostrum a été particulièrement utile pour sauver des vies humaines puisque jusqu’à présent aucun des dispositifs mis en place par l’Union européenne n'a réussi à le faire. Et c'est normal car l'objectif de l'Union européenne est de protéger les frontières contre les réfugiés, plutôt que de protéger les réfugiés eux-mêmes.
    Amnesty dénonce, tout comme vous le faites, un manque de coopération entre les Etats. Qu’est-ce qu’il faudrait faire ?
    Il est évident que les Etats devront simplement respecter le droit international. Le droit international prévoit l’accueil des réfugiés pour les personnes qui justifient des craintes de persécution. Simplement on préfère que les réfugiés restent le plus loin possible des côtes européennes. Bien sûr qu’il faut accueillir les réfugiés, bien sûr qu’il faut donner des visas aux personnes. Aujourd’hui, la France par exemple, refuse des visas à des personnes de nationalité syrienne qui viennent de Homs, en raison du risque migratoire. Et tous les Etats peu ou prou ont ce type d’attitude. C'est-à-dire essayer – excusez-moi l’expression – de se refiler la patate chaude et de laisser finalement à l’Italie, à la Grèce ou à Malte, les pays les plus exposés à l’arrivée directe des migrants par bateau, et surtout de ne pas en accueillir. Bien sûr qu’il faut une solidarité européenne, et surtout le respect des textes que les Etats européens eux-mêmes ont adoptés. Mais aujourd’hui ce qu’ils mettent en avant c’est la sécurisation de leurs frontières, la protection de leurs côtes, plutôt que l’accueil des réfugiés.
    C’est une catastrophe qui va croissante. Le rapporteur spécial de l’ONU sur les migrants dénonce depuis plusieurs années le rôle de l’Union européenne en tant qu’institution et la très mauvaise politique d’asile et de protection des frontières. On est dans une situation aberrante à laquelle il faut absolument mettre fin. Peut-être que cet anniversaire du 3 octobre devrait donner le coup de fouet qui n’a pas été provoqué par les multiples drames auxquels on assiste depuis maintenant des mois et des mois.
    Il y a maintenant une nécessité, si l’on vous comprend bien, de réformer également le droit d’asile de l’Union européenne...
    Il ne faut pas le réformer, il faut l’appliquer. Le droit d’asile est parfaitement clair. Il dit que toute personne persécutée a droit de trouver accueil dans les pays qui ont signé la convention de Genève. C’est le cas de tous les Etats de l’Union. Simplement, les Etats trichent en s’arrangeant pour dissuader les migrants de venir, à l’exception de l’Italie aujourd’hui avec Mare Nostrum, qui va peut-être s’arrêter – vous le savez – puisque c’est une opération que les Italiens n’ont pas envie d’assumer pour toute l’Europe.
    Une opération qu’ils voulaient mener à court terme ?
    Oui, ils vont arrêter. Simplement appliquer le droit international ce serait déjà très bien. Il n’y a pas besoin de réformer le droit d’asile. Il y a besoin de réformer les politiques de l’Union européenne en matière de migration et de contrôle des frontières pour cesser de faire de l’Europe une forteresse qui se défend contre les réfugiés au lieu de les protéger.
    Source:http://www.rfi.fr/europe/20141001-migrations-pas-reformer-le-droit-asile-mais-appliquer/

    Un premier cas d'Ebola diagnostiqué hors d'Afrique

    Pour la première fois, un malade ayant contracté le virus Ebola en Afrique a été diagnostiqué aux Etats-Unis a indiqué, mardi 30 septembre, un porte-parole des Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC).

    Le malade, un homme dont ni l'identité ni l'âge, ni même la nationalité, n'ont été dévoilés, avait voyagé au Liberia, le pays le plus touché par l'épidémie. Selon les CDC, il n'y travaillait pas au contact de patients atteints par Ebola, contrairement à d'autres personnes contaminées auparavant.

    Sans préciser la raison de son voyage, le directeur des CDC, le Dr Tom Frieden, a seulement expliqué que le patient était rentré au Texas par avion le 20 septembre, sans présenter alors aucun symptôme.
    SES PROCHES SOUS SURVEILLANCE
    Les premiers signes de la maladie sont apparus le 24 septembre, conduisant le malade à consulter un médecin deux jours plus tard. Le 28 septembre, il était admis au Health Presbyterian Hospital de Dallas et placé en quarantaine. Son hospitalisation n'a été officialisée que mardi, jour de la confirmation du diagnostic.
    Le premier patient diagnostiqué hors d'Afrique comme ayant contracté le virus Ebola était rentré le 20 septembre du Liberia.
    Selon le Dr Frieden, il « n'y a aucun risque » que cette personne ait pu infecterdes passagers à bord de l'avion qui le conduisait au Texas puisqu'il n'avait alors aucun symptôme et n'était donc pas contagieux.
    En revanche, il a jugé « possible que des membres de l'entourage du malade contractent Ebola dans les prochaines semaines », le virus se transmettant au contact de fluides contaminés comme le sang ou la salive. De ce fait, les proches du malade vont être surveillés étroitement dans les prochaines semaines, la période d'incubation pouvant s'étendre jusqu'à vingt et un jours. Les autorités sanitaires tentent également d'identifier toutes les personnes qui auraient pu être exposées au patient depuis qu'il a montré les premiers symptômes.Le maire de Dallas a de plus confirmé mercredi au site d'information CBS Newsque le personnel ayant transporté le patient avait été placé en isolement. « Nous avons mis en quarantaine les deux ambulanciers, avec le véhicule, afin de s'assurer que rien ne puisse propager l'épidémie », a déclaré Mike Rawlings.

    PREMIER DIAGNOSTIC HORS AFRIQUE
    Les CDC ont par ailleurs affirmé qu'il s'agissait bien du premier cas de contamination diagnostiqué hors d'Afrique depuis le début de l'épidémie qui a déjà fait plus de 3 000 morts, selon l'Organisation mondiale de la santé.
    Les autorités sanitaires américaines ont immédiatement tenu à rassurer lapopulation en se déclarant certaines d'être en mesure d'empêcher la propagation du virus. « Je n'ai aucun doute que nous contrôlerons l'importation de ce cas d'Ebola pour l'empêcher de se propager largement dans le pays », a affirmé le Dr Frieden.
    Dimanche, un médecin américain, qui travaillait dans un centre de traitement du virus en Sierra Leone avait, lui, été rapatrié et placé en quarantaine près de Washington après avoir été contaminé. Avant lui, deux médecins américains et une missionnaire aide-soignante rapatriés aux Etats-Unis après avoir contracté le virus au Liberia avaient été récemment déclarés guéris.
    La seule Française à ce jour contaminée, rapatriée le 19 septembre, « va mieux », avait par ailleurs, annoncé, dimanche, la ministre de la santé, Marisol Touraine.

    Source:http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/09/30/un-premier-cas-d-infection-au-virus-ebola-diagnostique-aux-etats-unis_4498194_3244.html

    CPI : Amadou Haya Sanogo sur les traces de Blé Goudé ?


    Decrease font Enlarge font
    Le chef de l’ex junte, le Général Amadou Haya SanogoLe chef de l’ex junte, le Général Amadou Haya Sanogo
    Selon le conseiller en coopération judiciaire de la Cour pénale internationale, Pascal Turlan, La Haye n’exclut pas un traitement diligent sur les crimes graves commis à Bamako et Kati lors de la crise politico-sécuritaire, notamment les disparitions forcées et exécutions sommaires. Seulement, suivant les procédures en vigueur, elle restera au nord jusqu’à la publication du rapport finale  sur les crimes de guerre. Néanmoins un dénouement à la Blé Goudé n’est pas écarter pour l’ancien chef de la junte de Kati, le capitaine-général Amadou Haya Sanogo, soupçonné de meurtres de bérets rouges.
    En marge des activités du séminaire de formation sur les théories, techniques et pratiques de traitement des crimes graves au regard des droits de l’Homme, organisé par la division des droits de l’Homme de la Mission intégrée pour la stabilité au Mali (Minusma) en collaboration avec la Cour pénale internationale et l’Organisation internationale de la Francophonie, les représentants de La Haye ont expliqué la vision de la CPI pour le Mali dans le cadre de la lutte contre l’impunité.
    Pour les responsablesde l’institution, la lutte contre l’impunité est le principal objectif de la CPI. C’est pourquoi depuis le lancement des opérations de la Minusma, La Haye œuvre pour faire la lumière sur toutes les atteintes aux humains au Mali. « Nous sommes déterminés à faire triompher la justice et elle se fera avec l’accompagnement des Maliens », a déclaré M. Turlan. Avant de dire que l’urgence pour l’heure est le Nord du pays.
    Des investigations judiciaires sont encours dans la zone. « Plusieurs allégations d’atteintes aux droits humains commises par les groupes islamistes armés notamment les homicides arbitraires et délibérés, les recrutements d’enfants soldats, les viol doivent être justifiées. Ainsi que des exécutions extrajudiciaires et de disparitions forcées commises par les groupes  armés. Ces actes ont fait chavirer les fondements du Mali. Et nous sommes engagés là-bas », a-t-il expliqué.
    Le 30 avril 2012 en mire
    Pour conduire la mission à bon port, une équipe sillonnera les localités de Bamako et Kati qui était aussi en proie à une instabilité politique, suite aux événements de mars 2012 qui ont renversé le président démocratiquement élu, Amadou Toumani Touré. Le putsch militaire dirigé par les hommes de Kati, selon les responsables de la CPI, a entraîné des violations graves des droits humains.
    De nombreux leaders politiques et militaires ont été arrêtés et détenus de manière arbitraire. Les violations des droits humains les plus graves commises par les acteurs du 22 mars ont été conduites par le capitaine-général Amadou Haya Sanogo. La junte, réprimant le contrecoup d’Etat de la nuit du 30 avril au 1er mai 2012, a fait disparaître une vingtaine de militaires « bérets rouges » (favorables à l’ancien président renversé).
    Placé depuis novembre 2013 sous mandat de dépôt pour son rôle joué dans la disparition des militaires arrêtés, Amadou Haya Sanogo risque d’emprunter le même chemin que l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo et son disciple Blé Goudé.
    Selon M. Turlan, les indications font croire que les militaires et policiers arrêtés n’ont pas été incarcérés dans un lieu de détention officiel, mais ont été conduits au camp de Kati, siège de la junte, où ils se sont retrouvés entre les mains des militaires auxquels ils s’étaient opposés. « La Cour pénale ne fera pas la sourde oreille face à la situation. Nous allons mener des enquêtes sur les militaires bérets rouges disparus », a-t-il dit.
    C’est dire que l’étau se resserre sur les leaders putschistes qui sont arrêtés pour complicité d’assassinats. Avec cette vision de la CPI, le chef des auteurs du coup d’Etat du 22 mars 2012 a peu de chance devant la peine de mort si l’on s’en tient au Code pénal malien.
    En effet, le complice écope de la même peine que l’auteur principal. Le capitaine-général Sanogo est même considéré le plus souvent comme le donneur d’ordre. Autrement dit, celui qui a facilité la commission des crimes. Ce qui le rend autant responsable que l’exécutant. Et le général d’opérette Sanogo pourrait compter le reste de sa vie derrière les barreaux de La Haye.

    BréhimaSogoba
    Source:http://www.malijet.com/actualite-politique-au-mali/flash-info/113025-cpi-amadou-haya-sanogo-sur-les-traces-de-ble-goude.html

    Irak: l'armée livre par erreur de l'aide humanitaire à l'EI

      



    Irak: l'armée livre par erreur de l'aide humanitaire à l'EI
    MOSCOU, 1er octobre - RIA Novosti
    Les forces aériennes irakiennes ont pas erreur parachuté de l'aide humanitaire dans les zones contrôlées par les combattants de l'Etat islamique, rapporte mercredi le Washington Times. 
    Selon le journal, la cargaison composée de produits alimentaires, d'eau potable et de munitions était destinée aux militaires irakiens participant à l'opération contre les djihadistes de l'EI. Cependant, l'aide a été parachutée sur la province d'Al-Anbar (ouest) contrôlée par les islamistes. 
    "Nos militaires avaient un grand besoin de cette aide, mais en raison d'une erreur commise par le commandement et du manque d'expérience des pilotes, nous avons de facto aidé l'EI à tuer nos soldats", a déclaré le député irakien Hakim al-Zamili dans une interview à la chaîne NBC News. 
    Ces informations ont été confirmées par une source au sein du ministère irakien de la Sécurité qui s'exprimait sous couvert d'anonymat. 
    L'EI, appelé autrefois l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), sévissait au départ principalement en Syrie où il combattait les troupes gouvernementales, s'imposant comme l'une des organisations terroristes les plus cruelles. Il y a quelques mois, l'EI s'est soudainement activé en Irak, s'emparant d'importants territoires. 
    Fin juillet l'EI a proclamé un califat islamique sur les territoires irakiens et syriens sous son contrôle. Depuis le 8 août, l'armée américaine porte des frappes aériennes contre les positions des djihadistes de l'EI en Irak. 

    Source:http://www.alterinfo.net/notes/Irak-l-armee-livre-par-erreur-de-l-aide-humanitaire-a-l-EI_b7038507.html